Bien avant l’apparition des appareils électroménagers rutilants et des tiroirs à ustensiles débordants, les cuisiniers faisaient cuire leur pain dans des fours en argile, moulinaient le grain sur des meules en pierre, cuisaient leurs aliments à la vapeur dans des récipients en bronze et maîtrisaient le feu avec un savoir-faire que beaucoup d’entre nous ont aujourd’hui perdu. Certains de ces outils étaient simples et pratiques, tandis que d’autres étaient fabriqués avec soin, presque assez beaux pour être exposés. Beaucoup ont survécu sous forme de pièces de musée, de découvertes archéologiques ou de traditions culinaires encore vivantes, même si la plupart ne sont plus courants dans les cuisines d’aujourd’hui. Ces 20 ustensiles de cuisine anciens seraient encore utiles, charmants et bien plus intéressants que la moitié des gadgets que nous possédons aujourd’hui.
1. Le clibanus romain
Le clibanus romain était un four portable en céramique ou un couvercle de cuisson utilisé pour des aliments tels que le pain et la viande. Les cuisiniers le plaçaient sur les aliments et régulaient la chaleur à l’aide de braises chaudes disposées tout autour. Une version moderne serait idéale pour la cuisine en plein air, en particulier pour tous ceux qui aiment le pain aux bords croustillants et au léger goût fumé.
2. Le brasero hellénistique en terre cuite
Un brasero hellénistique en terre cuite fonctionnait comme un poêle à charbon mobile. Il offrait aux cuisiniers une source de chaleur qu’ils pouvaient utiliser là où ils en avaient besoin, au lieu de dépendre uniquement d’un foyer fixe. Certains étaient dépouillés, tandis que d’autres arboraient des visages moulés ou des décorations, ce qui les rendait bien plus esthétiques que la plupart des petits réchauds que nous utilisons aujourd’hui.
3. Moules à pain de l'Égypte antique
Les moules à pain de l’Égypte antique étaient des formes en argile utilisées pour façonner et cuire les miches. Le pain occupait une place prépondérante dans la vie quotidienne ; ces outils avaient donc une fonction bien définie et constante dans la cuisine.
4. Le four en terre cuite de type « Tannur »
Le four en argile de type « tannur » utilisait une chaleur intense et confinée pour cuire rapidement les pains plats. La pâte pouvait être pressée contre la paroi intérieure brûlante, où elle dorait, se couvrait de cloques et cuisait à cœur.
5. Le four de type tandoor de la civilisation de l'Indus
On a décrit les fours anciens de la civilisation de l’Indus comme ayant une forme similaire à celle des fours de type tandoor apparus plus tard. Ces fours en argile devaient être parfaits pour cuire du pain grâce à une chaleur constante et intense. Ce principe de base reste utile aujourd’hui encore pour la cuisson des pains plats, des légumes rôtis et des brochettes.
6. Le cuiseur vapeur chinois « Triple Yan »
Le « triple yan » était un ancien cuiseur à vapeur en bronze conçu pour cuire plusieurs aliments à la fois. La chaleur et la vapeur circulaient entre ses différents compartiments, ce qui en faisait un moyen astucieux de préparer un repas plus complet sans avoir à utiliser plusieurs casseroles distinctes. Il s’avère étonnamment pratique, même selon les normes actuelles de la cuisine.
7. Le chaudron chinois « Ding »
Le « ding » était un récipient solide, muni de pieds et d’anses, utilisé pour la cuisson, le service et les repas rituels. Sa forme bombée était particulièrement adaptée à une utilisation près du feu, et sa grande profondeur en faisait un récipient idéal pour les soupes, les ragoûts, les céréales et les plats à partager. Il contribuait à renforcer considérablement le sentiment de partage autour de la nourriture.
8. Le chaudron trépied grec
Le chaudron grec à trois pieds était constitué d’une cuve profonde reposant sur trois pieds, ce qui le rendait particulièrement pratique pour une cuisson à feu vif. À l’origine, il s’agissait d’un récipient de cuisine fonctionnel destiné à la préparation de repas copieux, avant de devenir un symbole de prestige et de cérémonie. Il reste aujourd’hui idéal pour cuisiner en plein air, notamment pour les bouillons mijotés, les ragoûts et les repas destinés à un groupe.
9. La marmite profonde de la période Jōmon
Les marmites de la période Jōmon, dans le Japon antique, étaient des récipients profonds en terre cuite, souvent ornés de motifs en forme de cordons. Certaines présentaient des bords remarquables, et des indices permettent d’établir un lien entre certaines de ces marmites et la cuisson de poissons, de crustacés et d’autres aliments aquatiques. Une marmite aussi riche en textures apporterait bien plus de caractère à la cuisinière qu’une simple marmite lisse.
10. Le mortarium romain
Le mortarium romain était un bol robuste destiné à mélanger et à broyer, dont la surface intérieure était rugueuse. Les cuisiniers s’en servaient pour broyer des herbes, des épices, des céréales, des matières grasses et d’autres ingrédients afin d’en faire des sauces ou des pâtes. C’est le genre d’ustensile qui trouverait encore sa place sur le plan de travail aujourd’hui grâce à sa polyvalence.
11. Le metate et le mano
Le metate et le mano étaient des outils de broyage en pierre utilisés dans toutes les régions des Amériques anciennes. Le metate était la plus grande surface en pierre, et on y faisait glisser le mano à la main pour broyer des aliments tels que le maïs, le cacao, les graines et les épices. Cela demandait un certain effort, mais cela permettait aux cuisiniers de contrôler la texture d’une manière que les moulins électriques ne peuvent égaler.
12. Le moulin à meule en forme de selle
La meule à dos était l’un des premiers outils utilisés pour moudre les céréales ou les légumineuses en farine. Une meule à main était déplacée d’avant en arrière sur une pierre plus grande, façonnant lentement la surface au fil des utilisations répétées. Cela ferait des salissures dans une cuisine moderne, mais la farine fraîche moulue à la main a un certain charme.
13. Le moulin à main rotatif
Le moulin à meules rotatif facilitait la mouture des céréales grâce à deux meules rondes. La meule supérieure tournait au-dessus de la meule inférieure, broyant les céréales entre leurs surfaces pour les transformer en farine. Un modèle de petite taille serait utile aux boulangers passionnés qui apprécient l’idée de moudre leur farine juste avant la cuisson.
14. Le comal en céramique
Le comal en céramique était une plaque de cuisson plate servant à préparer des tortillas et d’autres plats simples. Son principe était d’une simplicité merveilleuse : il suffisait de faire chauffer la surface, d’y déposer la pâte, puis de se fier au temps de cuisson et au toucher. Les poêles modernes offrent certes de nombreuses possibilités, mais un comal en argile apporte une touche plus chaleureuse et plus authentique à l’une des tâches les plus élémentaires de la cuisine.
15. La râpe à fromage en bronze
Les anciennes râpes à fromage en bronze nous semblent étonnamment familières. Elles servaient sans doute à râper ou à émincer des aliments d’une manière qui n’est pas très éloignée de celle que nous utilisons encore aujourd’hui. La principale différence réside dans le fait que le bronze confère à cet ustensile plus de poids et de beauté que les fines râpes que beaucoup d’entre nous gardent dans un tiroir.
16. La passoire en bronze étrusque
Les passoires et tamis en bronze d’antan pouvaient être à la fois utiles et esthétiques. Certains étaient dotés de poignées et de détails décoratifs, ce qui conférait un peu plus de raffinement au simple fait de filtrer un liquide ou de retirer des aliments d’un plat. Une cuisine moderne aurait bien besoin de plus d’ustensiles à la fois suffisamment pratiques pour la préparation des repas et suffisamment élégants pour être laissés à la vue de tous.
17. La carafe à passoire chypriote
La carafe-passoire chypriote combinait un récipient, une anse, un bec verseur et des trous de filtration intégrés. Cela permettait de verser le liquide tout en retenant les éléments solides, les herbes, les sédiments ou autres particules. C’est un ustensile « tout-en-un » astucieux, qui évitait à quiconque d’avoir à jongler avec un tamis au-dessus d’un saladier.
18. La louche romaine en bronze
Les louches romaines en bronze se présentaient sous différentes formes, allant des cuillères de service peu profondes aux récipients plus profonds destinés à puiser des liquides. Elles pouvaient servir au quotidien pour servir les plats et, dans certains contextes, à des fins cérémonielles également. Aujourd’hui, une louche en bronze apporterait une touche d’originalité à une soupe, une sauce, un bouillon ou une boisson chaude épicée.
19. Boules de cuisson en argile précolombiennes
Les boules de cuisson précolombiennes en argile étaient chauffées et servaient à transmettre la chaleur aux aliments. Elles étaient probablement utilisées dans des fours creusés dans le sol ou dans des récipients de cuisson ; parmi les traces alimentaires associées à ce type de cuisson, on trouve notamment du maïs, des haricots, des courges et des racines.
20. Pierres de cuisson pour four enterré
La cuisson au four de terre faisait appel à des pierres chauffées, des fosses, des couches de recouvrement et de la patience pour cuire les aliments lentement et uniformément. Cette méthode pouvait être utilisée pour les racines, la viande, les fruits de mer, le pain et d’autres ingrédients. Les fours modernes sont pratiques, mais la cuisson souterraine apporte du temps, du soin et un véritable sentiment de cérémonie au repas.