Si vous remontiez dans le temps jusqu’aux années 1930 à l’aide d’une machine à remonter le temps, vous constateriez que les foyers de la classe moyenne s’adaptaient à un mélange fascinant de commodités électriques modernes et d’habitudes tenaces, issues d’une époque révolue. Malgré les difficultés économiques liées à la Grande Dépression, les familles faisaient de leur mieux pour maintenir un foyer confortable et élégant, rempli des derniers gadgets de l’époque. Bon nombre de ces objets du quotidien peuvent nous sembler incroyablement primitifs aujourd’hui, mais ils représentaient à l’époque le summum du luxe domestique.
1. La radio de la cathédrale
Aux États-Unis, dans les années 30, les gens passaient souvent leurs soirées à écouter la radio « cathédrale ». Les familles se rassemblaient autour de ce magnifique haut-parleur en bois pour écouter les dernières nouvelles ou leur feuilleton radiophonique préféré. Il fallait attendre que tous les tubes à vide en verre soient chauds avant de pouvoir entendre quoi que ce soit.
2. La glacière
Même si les réfrigérateurs électriques faisaient progressivement leur apparition sur le marché, la plupart des foyers utilisaient encore cette lourde armoire en bois recouverte de zinc ou d’étain. Le livreur de glace local devait effectuer des livraisons régulières pour remplacer les blocs de glace qui fondaient. Il fallait penser à vider le bac de récupération situé en dessous pour éviter que le sol de la cuisine ne soit détrempé.
3. La machine à laver à essoreuse
Faire la lessive dans les années 1930 était un véritable exercice physique qui exigeait une grande force dans le haut du corps et beaucoup de prudence. Les vêtements étaient lavés dans cette cuve en métal verte ou grise avant d’être passés dans l’essoreuse électrique située au-dessus. Il fallait faire attention à ne pas se coincer les doigts lorsque le linge passait dans l’essoreuse.
4. Le téléphone à cadran rotatif
Cet appareil lourd, en bakélite noire, était généralement fixé au mur d’un couloir ou posé sur une table prévue à cet effet. Pour passer un appel, il fallait tourner lentement le cadran à chaque chiffre et attendre que le mécanisme revienne à sa position initiale. Il fallait également partager une ligne commune avec ses voisins, ce qui signifiait que n’importe qui pouvait écouter vos conversations.
5. La balayeuse manuelle pour moquette
Les aspirateurs existaient déjà à l’époque de la Grande Dépression, mais leur coût les rendait encore peu courants dans tous les foyers. Avant leur invention, on utilisait ce simple balai à tapis pour nettoyer ses tapis. Ce balai était muni de brosses à poils qui tournaient lorsqu’on le faisait glisser sur le sol, ramassant ainsi les miettes et la poussière.
6. Le grille-pain électrique
Les premières versions de cet appareil pour le petit-déjeuner ne faisaient pas remonter automatiquement le pain lorsqu’il était parfaitement doré. Il fallait plutôt abaisser les volets métalliques situés sur le côté, retourner le pain à la main et le surveiller de très près pour éviter qu’il ne brûle. Cela emplissait la cuisine d’un délicieux parfum dès le matin.
7. La machine à coudre à pédale
Pendant la Grande Dépression, la réparation des vêtements était considérée comme une tâche quotidienne pour toute femme au foyer économe. On s’asseyait sur la machine et on actionnait la pédale située à sa base en effectuant un mouvement de va-et-vient avec les pieds. Grâce à cette machine, les familles pouvaient même confectionner gratuitement de nouveaux vêtements à partir de sacs de farine en coton !
8. Le Flit
À l’époque, pour lutter contre les nuisibles domestiques, il fallait actionner ce pulvérisateur métallique à main afin de diffuser un fin brouillard d’insecticide. On remplissait le petit réservoir de solution chimique et on actionnait la poignée en bois pour chasser les mouches et les moustiques avant le dîner. C’était un objet incontournable de l’été, présent dans presque toutes les cuisines.
9. La boîte à pain en métal
À cette époque, les aliments devaient être conservés dans un endroit sûr, hors de portée des insectes et des animaux. La boîte à pain en métal, que l’on trouvait dans toutes les cuisines, servait à conserver le pain, mais permettait également de garder les pâtisseries fraîches. Ces boîtes en métal étaient souvent dotées d’un couvercle à enroulement ou d’un loquet à l’avant pour empêcher l’humidité excessive de s’infiltrer.
10. Le pic à glace
Pour tailler un morceau de glace bien net et se préparer un verre de limonade rafraîchissante, il fallait cet outil tranchant au manche en bois. Il était accroché à un crochet juste à côté de la glacière, ce qui permettait de s’en servir facilement et rapidement pendant les mois les plus chauds. Il fallait le manipuler avec précaution, car il s’agissait en fait d’une pointe métallique dangereuse.
11. Le réveil à remontoir
Avec cette horloge murale rutilante, impossible de faire la grasse matinée quand on travaillait le matin. Les horloges de ce type étaient munies de clochettes sur le dessus qui sonnaient lorsque le ressort arrivait à bout de course. Il fallait la remonter tous les soirs à l’aide de la clé située à l’arrière pour que le marteau fasse tinter les clochettes chaque matin.
12. La poêle en fonte
Cette poêle en fonte, d’une grande fiabilité, était l’élément incontournable de la cuisine des années 30 : on s’en servait pour tout cuisiner, des œufs du matin aux ragoûts du soir. Elle conservait très bien la chaleur et, après des années d’entretien soigneux, développait un revêtement antiadhésif naturel. Pour la nettoyer, pas besoin de savon : un simple rinçage suffisait.
13. La bouteille de lait en verre
Chaque matin, on entendait le laitier du quartier poser bruyamment les bouteilles de lait en verre sur le perron. Ces bouteilles étaient munies d’un couvercle en papier et d’un capuchon en papier sur le dessus, destiné à préserver la crème fraîche qui remontait à la surface. Une fois vides, on les lavait et on les déposait sur le perron pour les réutiliser.
14. La nappe en toile cirée
Grâce à cette housse imperméable, brillante et peu coûteuse, il était facile de protéger la table à manger en bois des éclaboussures et des rayures. Elle était fabriquée à partir d’une toile épaisse enduite d’huile de lin et d’argile, ce qui créait une surface résistante que l’on pouvait facilement nettoyer avec un chiffon humide. Les motifs floraux aux couleurs vives apportaient une touche de couleur bienvenue.
15. Le poêle à charbon du salon
La plupart des foyers ne disposaient pas de chauffage central ; ils comptaient donc sur des poêles à charbon ou à bois pour se réchauffer. Vider les cendres et recharger le poêle en charbon faisaient partie des tâches quotidiennes habituelles. Comme ces poêles ne chauffaient qu’une zone très restreinte, tout le monde dormait généralement dans la même pièce.
16. La planche à laver
Pour les vêtements délicats et les taches tenaces, il fallait encore passer par la bassine à lessive avec cette planche nervurée en verre ou en métal. Il fallait frotter vigoureusement le tissu contre les rainures pour déloger la saleté avant de rincer. C’était un travail épuisant et éreintant qui vous abîmait les jointures.
17. La bouteille de Seltzer
Votre bar à domicile ne serait pas complet sans ce siphon en verre massif. Doté d’une gâchette métallique sur le dessus, il suffit de l’actionner pour libérer de l’eau gazeuse. L’eau gazeuse servait à préparer de délicieux sodas et cocktails, apportant ainsi une touche d’élégance à votre bar à domicile.
18. Le jeu de cartes « The Bridge »
Comme les loisirs abordables revêtaient une importance cruciale dans les années 30, organiser une partie de bridge était le rendez-vous social par excellence pour les couples du quartier. Les foyers conservaient dans un tiroir un jeu de cartes, des carnets de score et des crayons assortis, spécialement réservés à cette activité. C’était un moyen simple et peu coûteux de s’adonner à une compétition amicale.
19. L'extracteur de jus manuel en métal
Dans les années 1930, le jus d’orange ne provenait pas d’une bouteille en plastique. Il fallait presser manuellement une orange à l’aide de ce presse-agrumes manuel. On posait la moitié d’une orange sur le dôme en verre, puis on tournait la manivelle pour en extraire le jus.
20. La lampe à kérosène
Même si l’électricité était courante dans les villes, les coupures de courant étaient fréquentes, et les foyers de banlieue gardaient toujours ces lampes à globe de verre à portée de main. En les remplissant de combustible et en taillant la mèche, on s’assurait de ne pas se retrouver dans le noir en cas d’orage. La lueur jaune, chaude et vacillante, créait une atmosphère réconfortante et chaleureuse.