Pendant la Grande Dépression, les familles américaines devaient faire durer leurs maigres budgets alimentaires pendant des semaines pleines d’incertitudes ; leurs garde-mangers étaient donc généralement remplis d’ingrédients bon marché, qui se conservaient bien et pouvaient être utilisés dans plusieurs plats. Les potagers familiaux, la mise en conserve, le troc, les programmes d’aide gouvernementaux et l’utilisation judicieuse des restes ont également aidé les familles à se nourrir malgré un chômage généralisé et la baisse des salaires. Ces 20 aliments de base incontournables offrent un aperçu réaliste des produits que l’on trouvait dans de nombreux garde-mangers pendant la Grande Dépression.
1. Farine tout usage
La farine restait l’un des ingrédients les plus utiles du garde-manger, car les familles pouvaient l’utiliser pour faire du pain, des biscuits, des boulettes, des fonds de tarte et des desserts simples. La pâtisserie maison coûtait souvent moins cher que l’achat de produits tout prêts, en particulier dans les foyers ayant plusieurs enfants à nourrir.
2. Farine de maïs
La semoule de maïs était particulièrement répandue dans les foyers ruraux et du Sud, où elle pouvait être préparée sous forme de pain de maïs, de bouillie, de galettes de maïs ou de boulettes de semoule de maïs. Elle se conservait bien à condition de rester au sec et à l’abri des nuisibles. Les familles appréciaient le fait qu’une quantité modeste suffisait à rendre un repas plus copieux sans avoir à y ajouter des ingrédients coûteux.
3. Haricots secs
Les haricots secs constituaient une source de protéines abordable et pouvaient être conservés longtemps sans réfrigération. Les haricots blancs, les haricots pinto, les haricots de Lima et d’autres variétés entraient dans la composition de soupes, de ragoûts, de gratins et de plats uniques. Une marmite de haricots suffisait à nourrir une famille nombreuse, tandis que les restes pouvaient facilement être réchauffés ou accompagnés de pain et de légumes.
4. Riz
Le riz offrait aux cuisiniers soucieux de leur budget un autre moyen fiable d’allonger les soupes, les plats de viande et les légumes. Peu coûteux et facile à conserver, il convenait aussi bien aux plats salés qu’aux desserts, comme le riz au lait. Dans les régions où le riz était facilement accessible, les familles le servaient souvent accompagné de haricots, de sauce, de tomates en conserve ou de tout autre ingrédient disponible dans la cuisine.
5. Flocons d'avoine
L’avoine était surtout appréciée comme aliment économique pour le petit-déjeuner, capable de rassasier les gens tout au long de la matinée. Les cuisiniers l’ajoutaient également au pain, aux biscuits, au pain de viande et à d’autres recettes lorsqu’ils avaient besoin d’allonger des ingrédients plus coûteux.
6. Pommes de terre
Les pommes de terre étaient généralement conservées dans une cave fraîche, un placard ou un garde-manger, et entraient dans la composition de presque tous les types de repas. Les familles les faisaient bouillir, les faisaient frire, les cuisaient au four, les réduisaient en purée ou les ajoutaient à des soupes et des ragoûts, en fonction du combustible et des ingrédients disponibles. Leur polyvalence permettait de varier les plats même lorsque le foyer consommait régulièrement ce même aliment de base.
7. Oignons
Les oignons apportaient beaucoup de saveur à un coût relativement faible, ce qui était important lorsque les repas contenaient peu de viande ou d’assaisonnement. Bien conservés dans un endroit frais et sec, ils pouvaient se conserver pendant des semaines et rehausser le goût des haricots, des pommes de terre, des soupes, des sauces et des plats frits. Il suffisait d’un peu d’oignon pour rendre un dîner simple plus savoureux.
8. Chou
Le chou était bon marché, nourrissant et se conservait plus longtemps que bon nombre de légumes plus fragiles. On pouvait le faire bouillir, le faire frire, l’ajouter à une soupe, en faire une salade de chou ou le conserver sous forme de choucroute.
9. Tomates en conserve
Les tomates en conserve apportaient de l’acidité, de la couleur et de la saveur aux repas tout au long de l’année, en particulier une fois que les produits frais du potager avaient disparu. De nombreux foyers mettaient leurs propres tomates en conserve pendant l’été, tandis que les conserves vendues dans le commerce étaient également largement disponibles.
10. Lait évaporé
Le lait concentré s’avérait très pratique, car les boîtes non ouvertes se conservaient bien plus longtemps que le lait frais et ne nécessitaient pas de réfrigération. Les familles l’utilisaient dans le café, les sauces, les soupes, les pâtisseries et les desserts, en le diluant parfois avec de l’eau avant de le servir. Sa longue durée de conservation le rendait particulièrement pratique dans les foyers dépourvus de glacières fiables ou n’ayant pas régulièrement accès à des produits laitiers.
11. Saindoux
Le saindoux était une matière grasse couramment utilisée dans de nombreuses cuisines américaines, en particulier dans les familles qui élevaient des porcs ou qui pouvaient s’en procurer à bon marché. Les cuisiniers s’en servaient pour faire frire des aliments, cuire des biscuits, préparer des pâtes à tarte et rehausser la saveur des haricots ou des légumes.
12. Sucre
Le sucre n’était pas toujours utilisé à profusion, mais les familles s’efforçaient d’en garder un peu à disposition pour faire des gâteaux, mettre des fruits en conserve, sucrer les boissons et agrémenter les céréales nature. Les cuisiniers avisés le dosaient avec précision plutôt que de le considérer comme un ingrédient disponible en quantité illimitée.
13. Mélasse
Dans de nombreux foyers modestes, la mélasse servait à la fois d’édulcorant et de source de saveur intense. On pouvait l’étaler sur du pain, la verser sur des biscuits, l’incorporer à des flocons d’avoine ou l’utiliser dans la préparation du pain d’épices et des haricots au four. Comme elle était généralement moins chère que les édulcorants raffinés dans certaines régions, les ménages y avaient souvent recours lorsque les réserves de sucre étaient limitées.
14. Sel
Le sel était indispensable pour assaisonner des aliments qui, sans cela, auraient eu un goût particulièrement fade, notamment les haricots, les céréales et les légumes bouillis. Il jouait également un rôle important dans les méthodes traditionnelles de conservation, notamment le salage de la viande, la préparation des cornichons et celle de la choucroute.
15. Bicarbonate de soude et levure chimique
Les agents levants ont permis aux cuisiniers amateurs de préparer des biscuits, des pains rapides, des crêpes et des gâteaux simples sans avoir recours à la levure. Le bicarbonate de soude trouvait également des applications dans le ménage, ce qui en faisait un produit pratique bien au-delà de la cuisine.
16. Café ou succédanés de café
Le café restait un réconfort quotidien important, même si les familles en difficulté le préparaient parfois trop léger ou réutilisaient le marc. De la chicorée, des grains torréfiés et d’autres substituts étaient parfois mélangés au café ou servis à sa place pour réduire les dépenses.
17. Beurre de cacahuète
Le beurre de cacahuète apportait des protéines de longue conservation sans le coût, la réfrigération ni la préparation nécessaires à la viande fraîche. On pouvait l’étaler sur du pain, des crackers ou des biscuits et l’emporter facilement dans les paniers-repas pour l’école ou le travail.
18. Macaronis secs
Les macaronis secs étaient abordables, faciles à conserver et simples à associer à des tomates, du fromage, du lait ou des restes de viande. Bien avant que les macaronis au fromage en boîte ne deviennent populaires à la fin des années 1930, les ménages achetaient des pâtes sèches nature pour préparer des repas économiques.
19. Poisson en conserve
Le saumon, les sardines et le thon en conserve permettaient aux ménages de disposer de protéines qui se conservaient bien plus longtemps que le poisson frais. Les familles incorporaient le poisson en conserve dans des galettes, des pains, des sandwichs, des gratins ou des sauces crémeuses servies sur du pain.
20. Fruits en conserve et confitures maison
Les pêches, les pommes et les baies mises en conserve à la maison, ainsi que les confitures et les confitures de fruits, permettaient aux familles de conserver les produits de saison plutôt que de les laisser se gâter. Ces aliments égayaient les petits-déjeuners d’hiver et fournissaient les ingrédients nécessaires à la préparation de cobblers, de tartes, de sauces et de desserts simples.